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Accueil Date de création : 21/03/07 Dernière mise à jour : 08/07/08 14:57 / 55 articles publiés
 

La Marmotte (05 juillet 2008)  posté le mardi 08 juillet 2008 14:57

Ca y est, nous y voilà donc. La Marmotte est un vieux rêve pour moi, je m’y étais déjà engagé en 2004 mais des problèmes de véhicule m’avait fait renoncer à mon graal au dernier moment. En fait, à l’époque, je pense que ça m’arrangeait bien tant cette épreuve me faisait peur. Cette année, pas question de se défiler et ce sera d’autant plus simple que je ne suis pas seul à me lancer dans cette épreuve. Accompagné d’autres forummeurs de vélo 101, c’est beaucoup plus simple et on se pose beaucoup moins de questions même si les interrogations restent nombreuses.

C’est donc en compagnie de 7 autres guerriers revêtus pour l’occasion du désormais célèbre maillot blanc Vélo 101 que nous nous rendons sur la ligne de départ à Bourg d’Oisans. Petit moment de panique avant même le départ puisque Raphaël a la merveilleuse idée de percer en pleine descente de l’Alpe d’Huez !!! Etant proche de lui, je suis le seul à entendre son désarroi et je m’arrête donc pour lui filer un coup de main pour réparer. Je vous le donne en mille, le Rapha a le toupet de me demander de lui donner une chambre à air pour la suite de l’épreuve, soit disant qu’il n’en a pas d’autre … ! On ne me l’avait jamais faite celle là ! Un peu plus, il me demandait ma pompe ! Après une réparation bien menée, nous rejoignons donc nos coéquipiers qui semblaient être bien inquiets pour le coup. Nous nous dirigeons ainsi tous sur la ligne de départ. Petite séance de photos tous ensembles et nous pénétrons dans le sas dans  l’attente du départ.

A 7H, c’est parti pour une petite ballade de 175 km su les routes de l’Isère, de la Savoie et des hautes Alpes. Ca part plutôt vite, plutôt trop vite pour moi qui part dans l’inconnu. Je ne me mêle pas au groupe de tête, je ne veux pas griller mes cartouches sur les 10 km de plat qui nous mènent au pied du barrage d’Allemont. Salut Karl, Salut Rapha, on se revoit à l’arrivée.

Km 15, on attaque l’ascension du col du Glandon, on va vite être fixé sur l’état de forme. Les 5 premiers km de la montée qui nous emmènent au Rivier d’Allemont sont à 8.5% de pente de moyenne. Après le passage au Rivier d’Allemont la pente reste rude durant 2 km pour diminuer gentiment à mesure que l’on se rapproche du sommet. Le rythme s’accentue à partir du barrage de grand maison et à mesure que l’on se rapproche du sommet ; un paysage verdoyant nous fait ainsi face, c’est tel que je l’imaginais après l’avoir vu à la TV. Passage au sommet en 1h46, je suis largement dans les clous moi qui pensais passer aux alentours des 2h – 2h15.

Pas le temps de réfléchir, je me lance dans la descente très technique du Glandon ; je reste cependant prudent, la course ne se gagne pas dans la descente mais on peut y perdre beaucoup plus. Difficile cependant de ne pas se laisser griser par la vitesse ; les courbes s’enchainent les unes derrière les autres et c’est un réel plaisir. Cependant, au fur et à mesure de la descente, la qualité de la route devient de moins en moins bonne et le billard du haut fait place à une chaussée plutôt bosselée. Là, c’est déjà moins intéressant et il me tarde d’être en bas d’autant plus que la nuque se fait raide et qu’une douleur à l’épaule droite se fait également sentir.

Dans la vallée de la Maurienne, j’en profite pour m’alimenter. Bien au chaud dans un groupe de 30-40 coureurs, nous revenons sur un autre groupe d’une quarantaine de gars. Au pied du télégraphe, mon copain Francky me rejoint et m’encourage.

Et c’est parti pour l’ascension du télégraphe, col que j’avais découvert en 2002 et qui est plutôt régulier tout au long de ses 12 km à 7%. Pas vraiment difficile, le télégraphe est assez agréable à escalader et le compteur se stabilise autour des 15 km/h sans à-coups, ça me va plutôt bien. Je fais la connaissance dans ce col d’un gars de l’Eure, ça fait du bien d’entendre parler Français et on va ainsi papoter pendant toute la montée du col, ca aide à trouver le temps moins long ; j’essaye de profiter au mieux de son expérience puisqu’il a fait la Marmotte l’année précédente. Au sommet, petit arrêt éclair pour remplir mon bidon d’eau et pour boire 2 gobelets d’Isostar. Je fais également la connaissance d’Eric Duranton (9 marmottes consécutives) qui m’indique que mon temps au sommet du télégraphe est à multiplier par 2 pour obtenir mon temps final ; je suis sur les bases de 7h30, bien mieux que les 8h espérées ; cependant, le plus dur est à venir et il ne faut pas craquer.

Petite descente rapide sur Valloire et on attaque enfin le Galibier, ce col mythique que j’avais grimpé en 2002 pour la seule et unique fois, un de mes plus beaux souvenir de vélo à ce jour. Aussi, je me souvenais de cette fameuse rampe à 10% en sortie de Valloire mais ce n’est pas très long, 1 petit km et après, on bénéficie de 2.5 km gratuit comme je l’indique à mon copain de l’Eure qui m’a rejoint à Valloire. Profitons-en, car après, les choses sérieuses commencent. En effet, tout doucement, la route s’élève, on s’enfonce dans des paysages grandioses, on se sent tout petit face à la montagne, le panorama est magnifique et gentiment on s’approche de Plan-Lachat. On peut ainsi voir au loin le long défilé des coureurs…

A Plan-Lachat, je jette un coup d’œil à ma droite pour découvrir la dernière partie du col, la plus belle, la plus difficile. Décidemment, je n’appréhende pas cette montée, je n’ai que des bons souvenirs de 2002, je n’avais souffert que lors du dernier km, après le passage à côté du tunnel du Galibier. J’aime ce col, mon préféré et il me le rend bien ; certes, la pente devient encore plus rude mais je me sens bien ; je souffre certes comme beaucoup (comme tous même) mais ça se passe au mieux. Plus on monte, plus la pente augmente (le dernier km nous offre un 10% de moyenne). A 3 km du sommet, petit encouragement de Marie ; je pense à Philippe, son rêve est d’arriver en haut de ce mythe, je sais qu’il va en baver. Mon compteur oscille entre 9 et 13 à l’heure, je joue entre le 24 et le 27 dents en alternant position assis et  danseuse. Mon copain de l’Eure n’est pas loin derrière, à 50 m, une bonne compagnie, j’espère qu’il basculera avec moi. Et puis c’est le sommet, les encouragements de tous me vont droit au cœur, j’en ai des frissons, qu’est ce qu’on est bien. Le paysage est grandiose mais pas de temps à perdre. Mon chrono affiche 5h15 (j’espérais passer en 5h30), les 8h sont plus que jouables.

Je remonte les manchettes et bascule dans la descente. Petit coup d’œil au monument dédié à Henri Desgranges 1 km plus bas et là encore je reste prudent en essayant néanmoins de hausser le rythme ; je sens que j’ai encore pas mal de jus, il est temps de se lâcher enfin. Passage au Lautaret et c’est parti pour la longue descente nous ramenant à Bourg d’Oisans. En 2006, lors de l’EDT, je me souviens m’être cramé dans cette descente et j’étais arrivé au pied de l’Alpe très fatigué. Je ne ferai pas la même erreur cette fois-ci. J’intègre un groupe de 7 coureurs, on va ainsi rester ensemble jusqu’en bas. Je prends quelques relais lorsque mon tour arrive tout en en gardant pour la suite. Cette descente est toujours aussi bosselée et les passages de tunnel toujours aussi dangereux. Cependant, une fois de plus, tout va pour le mieux et même la cohabitation avec les automobilistes se passe bien. Je relance même l’allure du groupe dans les petits « coups de cul » aux passages des barrages de Fréney et du Chambon, ceux là même ou j’étais complètement à l’agonie il y a 2 ans. Je m’alimente une nouvelle fois avant Bourg d’Oisans car après ce ne sera plus possible.

Pied du « monstre », j’aperçois le dernier ravitaillement trop tard…tant pis, il reste la moitié d’un bidon, ça devrait bien le faire ; mon chrono affiche 6h22, c’est au delà de mes prévisions. A l’entrainement, ce mercredi, j’avais escaladé les 21 virages en 1h07 (jusqu’à l’arrivée du tour de France, qui est différente de celle de la Marmotte) ; compte tenu de mon état de fraicheur et de ma motivation, un rapide calcul m’amène à envisager 7h35…si je ne craque pas.

Au bout de 160 km, cette montée n’est pas une simple affaire. Le pied est très difficile avec les 5 premiers virages à plus de 9% ; je gère tant bien que mal prenant lacet après lacet en me fixant des objectifs à court terme. Là, tout se passe dans la tête, il faut essayer de penser à autre chose mais la souffrance est toujours présente.

Le passage à La Garde me fait le plus grand bien, un petit replat qui est le bienvenu ; j’attrape un gobelet d’eau tendu par un bénévole, à cette vitesse, je n’en renverse même pas une goutte !

Et puis ça continue, virage 15, 14, 13, 12…les encouragements me font du bien mais que c’est dur. Je profite du replat de  chaque lacet pour essayer de retrouver des forces ; des nuages ont fait leur apparition pour nous préserver du soleil.

Arrivée à 5 km, 4 km…au détour d’un virage à Huez en Oisans, on aperçoit enfin les premières habitations de la station mais tout ça parait encore bien loin.

Arrivée à 3 km, je me concentre sur l’effort à fournir, je jette mes dernières forces, j’ai « le nez dans le guidon » et patatras, je me retrouve par terre !!! Tellement concentré sur l’effort que je n’ai même pas vu un autre coureur devant moi se trainant encore plus que bibi ! Bref, c’est de plein fouet que je me suis pris l’obstacle, à environ 9-10 km/h. Comme quoi, il faut être vigilant jusqu’au bout et j’aurai pu me faire mal. Heureusement, il n’en est rien, petit coup d’œil rapide au destrier (petite griffe sur la pédale, guidoline et selle légèrement abimée) et c’est reparti ; et curieusement, ce petit arrêt de 20 secondes m’a fait un bien fou. Je retrouve mes esprits, revient de nouveau sur ce fameux concurrent qui lui est resté debout, m’excuse à son passage et repart à l’assaut de la forteresse.

L’arrivée à l’Alpe d’Huez est un grand soulagement, je jette mes dernières forces pour rallier l’arrivée et c’est avec un immense sentiment de satisfaction que je passe la ligne d’arrivée en 7h33min ; c’est au delà de toutes mes espérances, je suis euphorique.

Je me classe 349ème de cette Marmotte (sur 7300 partants), à 1h30 du premier malgré tout mais là, c’est un autre monde. Je retrouve Karl et Raphaël à l’arrivée (7h03 pour l’un, 7h23 pour l’autre), je suis heureux comme un gamin.

Longtemps après mon passage, des gars vont passer la ligne d’arrivée tous aussi valeureux les uns que les autres ; le dernier mettra 13h42 (à 21h00 ce samedi) à boucler le parcours et je suis certain qu’il en retirera autant de satisfaction que moi.

Voilà, ce fut une magnifique journée de vélo ; je me demande bien ce que je vais pouvoir faire désormais ?

 

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La Robert Alban (21 juin 2008)  posté le dimanche 29 juin 2008 23:37

Pour la 4ème année consécutive, j’ai participé à la Robert Alban le week-end dernier ; j’ai eu beaucoup de mal à me décider à me rendre dans le Morvan puisque je me suis seulement décidé le Vendredi soir, veille de l’épreuve…Bien m’en a pris puisqu’il a fait un temps magnifique ce samedi.

Pour la première fois de ma « carrière », je vais donc m’inscrire sur place, ce qui ne va pas être sans mal compte tenu de l’incident de mon chéquier perdu retrouvé ; en effet, en descendant de la voiture en arrivant sur place, pas moyen de mettre la main sur mon carnet de chèques (j’étais pourtant certain de l’avoir emmené). J’ai ainsi retourné la boite à gants ainsi que les différents vide-poche à plusieurs reprises avant de faire appel à Raphaël, qui s’est empressé de me dépanner en m’avançant l’argent pour l’engagement. Bien, sur j’ai retrouvé le dit chéquier dés mon retour à la voiture après avoir récupérer mon dossard (il s’était glissé le long du vide poche, c’est pourquoi je ne l’avais pas vu).

Petit échauffement en compagnie de Raphaël et Jérôme, on emprunte ainsi le faux-plat montant de l’arrivée qui me parait bien anodin à cet instant de mon périple. Retour sur la ligne ou on papote à droite et à gauche avec des visages qui, au fil des épreuves, me deviennent de plus en plus familiers. Je fais ainsi la connaissance de Ludo, un gars d’Arcachon que j’avais dépanné l’année dernière pour l’EDT en lui cédant ma place de navette ainsi que ma réservation au camping (puisque je n’y étais pas allé).

Et hop, c’est parti pour une jolie ballade de 125 km. J’appréhende les 15 premiers qui se passent en descente mais le peloton est moins nerveux qu’en 2007 ou il m’avait semblé que ça frottait dur. J’essaie de ma placer aux avant-postes mais ce n’est pas simple, tout le monde aillant la même idée que moi ; cependant, je reste bien placé dans les 25-30 premiers ce qui me permet de ne pas faire trop d’effort.

En bas de la descente, la rigolade est terminée… Bien emmené par les gars du Creusot et du SCO Dijon, nous abordons une route beaucoup moins large à la qualité douteuse. Suit une série de relances avant d’attaquer la première bosse, celle là même qui m’avait fait dire au revoir au groupe de tête l’année précédente. C’est clair, on ne rigole plus dans le groupe et on a décidé de faire le ménage semble t-il ; le rythme est soutenu tout au long de la montée et une belle sélection se fait dès cette première difficulté. Je m’accroche tant bien que mal, le cardio affichant 203 pulsations/minute mais je tiens le coup. Au sommet, km 31, le groupe n’est plus composé que d’une quarantaine de gars.

S’en suit une descente de 5 km avant d’attaquer la deuxième bosse, une bosse de 7 km qui se monte par pallier ; elle est certes moins pentue que la précédente mais son excellent revêtement permet aux coureurs du SCOD d’emmener à allure soutenue durant toute la montée. Nouvel écrémage, je me retrouve dans la ficelle à subir les accélérations mais je m’accroche ; je me concentre en essayant d’oublier la souffrance, chaque virage qui suit est un objectif à atteindre mais que c’est dur. La ficelle casse et sur le haut, on est légèrement décroché avec d’autres gars notamment Raphaël et Arnaud mais la chasse est très courte pour revenir devant.

La descente de 3 km qui suit est vite avalée et on est reparti pour presque 4 km de faux plat qui seront fatals a Raphaël, victime d’une crevaison. Pas de bol !

Ouf, ce n’est pas passé loin cette fois-ci mais que c’est dur le vélo lorsqu’on subit. La descente de 10 km qui suit va me permettre de me refaire une santé …C’est du moins ce que je crois mais grave erreur ! Je suis plutôt bien dans les roues, les virages succèdent aux virages à allure soutenue jusqu’au moment ou un gars de Versailles, visiblement peu à l’aise dans les descentes laisse un trou. On se retrouve ainsi à 5 ou 6 à chasser pour revenir sur le groupe qui file grand train. Là, mon 50 dents montre vite ses limites et je dois avouer que je suis impuissant ; j’essaie de participer à la chasse pour revenir mais rien à faire, je ne suis d’aucune utilité. Là Arnaud se met devant et tout doucement on commence à se rapprocher du groupe ; on va finir par revenir sur le bas mais on y a laissé pas mal de forces. Franchement, se faire sortir dans une descente, c’est un peu limite et je serai plus vigilant à l’avenir  car pour le coup, on a vraiment gâché de l’énergie pour rien.

Du coup, on se retrouve dans une portion un peu moins bucolique, nous sommes au km 60 et nous quittons momentanément les monts boisés du Morvan. Le groupe compte 25 unités environ et je suis plutôt content d’avoir tenu ainsi dans l’adversité.

Cependant, le parcours est toujours autant usant avec pas mal de relances mais ça tient.  Je me dis que c’est un petit moment de répit avant d’atteindre la principale difficulté au km 99 mais je ne tiendrai pas jusque là.

Km 75, on attaque une côte de 2 km peu pentue et toujours à la manœuvre les gars du SCOD qui mènent grand train. Bref, ça devient trop compliqué pour s’accrocher et nous sommes une dizaine (dont l’ami Arnaud)  à nous faire sortir ainsi. Je pense que même en étant un peu mieux placé, ça n’aurait pas suffit à m’aider à basculer en haut avec les meilleurs.

Du coup, le rythme chute, on retrouve tous peu à peu nos esprits et c’est une nouvelle course qui commence. On s’organise plutôt bien, ce qui va nous mener vers le pied du Mont Boeuvray (que l’on ne montera pas complètement puisque l’on bifurquera à mi-pente  vers une autre destination. Là, chacun monte à son rythme. Le groupe est éparpillé sur une centaine de métres, je ne suis ni devant, ni derrière. Au ravito, à mi pente, tout le monde s’arrête ; j’en fais autant alors que ce n’était pas prévu et  zou, ça repart en ordre dispersé sans attendre les copains ! On se retrouve avec Arnaud à 30m derrière, puis 50, puis 100… Grrrrrrrr !!!!

Une voiture accompagnatrice nous indique un groupe derrière à 200m ; nous accélérons, histoire de passer le sommet avant la jonction ce qui est chose faite avec  grand soulagement. Dans la descente, nous nous faisons reprendre par un groupe de 10 avec Yves Simon et 2-3 gars du Creusot. Voyant que ça roule plutôt bon train, je passe un relais tout en signalant à mes nouveaux compagnons que 7 gars sont 30 secondes devant et que si on revient, on jouera la place 15. Bref, les 7 ne vont pas faire long feu et on les reprend assez rapidement au bas de la descente.

Là, il ne reste que 6 km mais ce ne sont pas les plus faciles. Série de coups de cul qui vont nous faire grimper de 160 m jusqu’à l’arrivée. Là, je suis plutôt bien et au détour d’un coup de cul, je prends même une quinzaine de mètres à mes compagnons sans réellement attaquer, juste au train. Ca reviendra malgré tout, je n’ai pas insisté.

Bref, le sprint pour la 15éme place est inévitable. Connaissant mes piètres qualités de sprinter, je décide de faire le boulot pour Arnaud pour qui c’est la spécialité. Je n’ai cependant pas été assez attentif le matin lorsque l’on a emprunté cette portion à l’échauffement ! Donc, je décide d’emmener le sprint mais c’est bien trop tôt et je n’ai pas le braquet adéquat. Au détour d’un virage à droite, le dernier faux plat nous fait face et là je me dis que j’ai fait une boulette ! Je n’ai plus rien dans le sac et je ne peux plus accélérer. Je me fais passer de tous les côtés et fini lamentablement à la dernière place du groupe, réglé malgré tout par Arnaud (l’honneur est sauf). Bon, un peu déçu de cette 31éme place (8éme dans ma catégorie) mais ma foi, nous ne sommes qu’à 12 minutes des premiers. 3h28 au chrono, 20 minutes de moins qu’en 2007, je suis tout de même satisfait de mon séjour Morvandais.

Prochaine sortie, la Marmotte.

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Les 3 ballons (Champagney, le 14 juin 2006)  posté le dimanche 15 juin 2008 21:48

En début d’année, lorsque je me suis décidé à m’engager pour la Marmotte, je me suis demandé à quelle épreuve participer pour préparer au mieux cette échéance. Quoi de mieux que les 3 ballons ? Ca faisait 2-3 ans que je regardais du côté de Champagney sans toutefois franchir le pas donc là, interdit de faire marche arrière histoire de savoir vraiment ou j’en étais.

C’est tout de même avec un peu d’appréhension que je me suis rendu au départ ce Samedi (depuis Belfort, en vélo avec mon pote Lolo qui m’hébergeait pour l’occasion), 205 km et 4300 m de dénivelé ne font pas parti de mes habitudes en matière d’épreuve cyclosportive et puis ma dernière cyclo de montagne remonte déjà à septembre 2006.

Première constatation, il ne fait pas chaud sur la ligne de départ, un petit 7° mais la pluie a décidé de nous laisser tranquille semble t-il. Dés l’arrivée sur le site de départ, je me mêle déjà aux nombreux participants déjà là (dont de nombreux bataves encore tout fiers de leur victoire de la veille à l’Euro) ; je me fraye un chemin pour me rapprocher au plus prés de la tête du second SAS (à partir du dossard 300). Commence ainsi l’attente toujours trop longue qui précède le départ…

Le baissé de drapeau est salué par une clameur de contentement ; et pourtant on risque de souffrir encore aujourd’hui. Le départ se fait en peloton groupé à bonne allure et j’essaie tant bien que mal de me faufiler pour gagner quelques places ; ce n’est cependant pas chose aisée tant le peloton est compact. Le long faux plat de 14 km qui mène au pied du ballon de Servance est vite avalé.

Le ballon de Servance, 8 km d’ascension sur une route étroite qui ne rend pas avec des passages à 13% ; bien au chaud dans le peloton, j’essaie de remonter les premiers gars en difficulté. Mon compteur oscille entre 12 et 20 à l’heure selon les pourcentages mais les jambes tournent bien. J’appréhende toujours le premier col de la saison, ne sachant jamais trop comment l’aborder. Là, ça se passe plutôt bien. Là, je rejoins mon copain Lolo arrêté sur le bas côté victime d’un incident mécanique, je m’arrête même pour l’attendre ; et c’est reparti au bout d’une trentaine de secondes, cette fois-ci  jusqu’en haut.

Suit une longue descente sur une route plutôt bosselée ou il faut rester très vigilant pour ne pas perdre le contrôle de son engin. Nous formons un petit groupe d’une quarantaine de gars dans la vallée avant d’attaquer les montées des cols du Ménil et d’Oderen. C’est plutôt roulant et j’en profite pour discuter avec un gars de Thann (La Vosgienne) et un autre de Longwy (ma région natale). Ces 2 cols sont vite expédiés, et hormis la rencontre avec un toutou dans la montée du col d’Oderen, rien à signaler, ca se passe au mieux.

La descente qui suit nous amène à Kruth pour attaquer la montée du col de Bramont, 7.5 km à un peu plus de 5%. Le col se monte rapidement à allure régulière, je me sens bien et je me positionne dans les 5-6 premiers du groupe. Quelques intrépides forcent l’allure et se sauvent pendant que notre groupe perd pas mal d’éléments. En haut, plus question de parler de peloton, on doit être une quinzaine, guère plus !

La descente qui suit ne dure qu’un km puisqu’il faut déjà remonter vers la route des crêtes par ce qu’on appelle la route des Américains. Là c’est environ 4 km de montée à 8% qu’il faut se farcir et ce n’est pas simple d’autant que la route rend mal. Notre arrivée sur la route des crêtes est saluée par les premiers rayons de soleil. Pas suffisant cependant pour faire remonter le mercure qui plafonne à 8°. La route des Américains a fait mal de dégâts, plus aucune notion de groupe, on débouche sur le plateau au compte gouttes. C’est ainsi que je me retrouve seul pendant quelques km, j’ai ainsi tout loisir de profiter au mieux de cette magnifique route des crêtes et admirer ainsi un superbe panorama. Je me fais ensuite reprendre par un petit groupe qui m’emmènera jusqu’au Markstein et ensuite finir l’ascension du grand ballon, sommet de la journée à 1325 m.

Là haut, je décide de m’arrêter quelques minutes histoire de remplir les bidons et d’attendre Lolo ; un gros groupe passe, pas de Lolo, je repars ; nous sommes à mi-parcours et nous attaquons une longue descente de 18km.

Pas de répit, dés le bas, on remonte sur le col du Hundsrück, 6 km à 6.5% avec notamment les 2 derniers plus difficiles. Des gouttes de pluie font leur apparition mais rien de bien méchant, ça ne va pas durer. Je suis plutôt à l’aise à cet instant mais je commence à ressentir la fatigue. Je cherche quelque peu à me préserver dans la descente et ne fait pas l’effort de tenir les roues de quelques gars devant moi si bien que je me retrouve seul en chasse patates dés le bas de la descente.

Colossale erreur, suit une partie de transition de 12 km en faux plat montant que je vais aborder seul ; personne derrière et un petit groupe de 5 à 200m devant est trop loin ; je ne vais pas me griller à revenir alors que je commence à faiblir. J’arrive toutefois à maintenir un bon rythme sur cette portion, le compteur tourne entre 25 et 35 à l’heure…heureusement qu’il n’y avait pas de vent !

Arrive Sewen, le pied du ballon d’Alsace. Ce col ne m’inquiète pas, je l’ai monté il y a 2 ans lors de la Vosgienne, rien d’insurmontable ! Cependant, ce n’est pas le même versant et je vais bien vite me rendre compte que j’aurai mieux fait de m’inquiéter. Les 8 km d’ascension vont être difficiles pour moi, impossible pour moi de suivre les gars qui me doublent. Pour la première fois de la journée, je vais jouer du 27 dents alors que jusqu’alors le 19 et le 21 étaient de mise et le 24 dans les gros pourcentages. Les 3 derniers km sont terribles pour moi, le compteur passe sous les 10 km/h et je trouve le temps bien long. Là le doute s’installe, je traine ma misère jusqu’au sommet en essayant de me motiver, de penser à autre chose ; je sais que ce n’est pas encore fini et je me demande bien comment je vais bien pouvoir aborder la planche des belles filles. Dur dur !

Seul dans la descente, j’ai pris un coup au moral mais bon, c’est le vélo, si c’était facile, je n’en ferai peut-être pas. Sur le plat qui suit, je me fais reprendre par un bon groupe d’une trentaine de gars. C’est dur pour moi pour me remettre dans le rythme mais je m’accroche, ça serait trop galère de finir seul. Petit à petit, au sein de ce groupe qui roule à un rythme soutenu bien emmené par quelques locomotives Hollandaises, je me refais la cerise. Les coups de cul nous ramenant à Champagney se passent plutôt bien pour moi, mais le doute est toujours là.

La Planche des belles filles n’est plus très loin et petit à petit, à l’approche de cette difficulté, la vitesse diminue sensiblement ; c’est sur que cette petite bosse de 5,6 km à 10-11 % avec des passages à 15 km fait peur à tout le monde. Je décide de ne pas mettre l’affichage de la vitesse sur le compteur pour ne pas me démoraliser… Je sais après coup que j’ai roulé entre 7 et 10 km/h dans cette montée ! C’est un truc de fou, surtout après 200 bornes de vélo ! Cependant, je la passe plutôt bien (si on peut dire) et en moins de 30 minutes, je passe sous l’arche d’arrivée. Je n’ai pas été si mal que ça dans cette montée et d’ailleurs, j’ai repris pas mal de gars. J’ai encore la force de « sprinter » à l’arrivée pour passer  4 gars devant moi.

Belle satisfaction pour moi, je boucle le parcours en 7H45 (j’espérai secrètement  8H), je n’ai pas trop souffert  si ce n’est dans le ballon d’Alsace.

En attendant la Marmotte…

 

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La Chiappucci 2008 (31 mai)  posté le jeudi 05 juin 2008 23:01

Bonjour la compagnie,

6éme participation à la Chiappucci pour moi ce week-end et c'est toujours avec le même plaisir que je me rends à Arnay-le-duc dans cette belle région de l'Auxois au Nord de Dijon. Pour une fois, je change quelque peu ma façon de faire puisqu'à l'initiative d'un copain, je me retrouve sur place la veille de l'épreuve dans un joli petit gîte de la région; bref, petit repas pris entre cyclos dans une trés trés bonne ambiance, rien de tel pour aborder cette belle épreuve.

Peut avant le départ avec Philippe Boulard (de dos) et Gilles Mahé (casque bleu, sangles rouges)

 

On doit être 350 au départ sur le grand parcours (306 classés).
Dés le départ, la pluie se met à tomber, et malheureusement, elle nous accompagnera tout au long des 162 km et même si ce n'était pas des cordes, à force on était plutôt bien trempé et plutôt crado (j'étais habillé en blanc...au départ, pas top !)
Aprés un départ neutralisé durant la traversé de Arnay, les choses sérieuses débutent dès la sortie du village. La première bosse, à Suze se situe 6 km aprés le départ et se monte rapidement mais aucun soucis pour suivre, je bascule aux alentours de la 50éme place, le "pas d'échauffement du tout" ne m'a pas réellement porté préjudice.

J'appréhende quelque peu la seconde au 25éme puisque j'avais sauté là l'année dernière; bien plus pentue que la première c'est déjà plus compliqué et ça monte plutôt à bon rythme; malheureusement pas mal de  gars devant moi se font décrocher et il faut se faire mal pour boucher les trous ainsi laissés si bien qu'au sommet, je suis quelque peu décroché également dans un petit groupe mais on rentre sans souci  au bout d'une chass de 3 km.
Par contre, à partir de ce moment ça commence à visser sensiblement et là encore il faut boucher les trous laissés  par les gars lâchés et là c'est pas facile pour moi vu mon manque de puissance. A ce jeu là, je vais laisser pas mal de jus et malheureusement, je me fais bétement sortir sur le plat vers le 45éme km aprés avoir tenté de boucher un énième trou !!! On va me dire que j'aurais du être mieux plaçé mais pas facile pour moi de remonter quand ça roule à ce rythme.
Je me retrouve ainsi en chasse-patates avec un gars du Creusot. On ne roule pas assez vite pour revenir sur le groupe devant et par contre, personne ne revient de l'arrière donc c'est un peu la galère, les relais reviennent trés vite et j'ai beaucoup de mal, au grand désarroi de mon collègue d'infortune que je peux réellement aider.
Arrive au km 53 la côte de Pouilly avec ces gros pourcentages ! Là, je paye la débauche d'énergie du travail que je viens d'accomplir, je suis litéralement scotché à la route, là ou les autres années je passais plutôt bien. Je la sens mal cette affaire surtout que je me retrouve à présent seul.
Heureusement, sur le replat en haut de la bosse, je me fais reprendre par mon pote Karl  qui avait chuté un peu plus tôt en glissant dans une descente; d'ailleurs je m'étais arrété à ses côtés pour prendre de ses nouvelles à cet instant de la course. Là le moral revient, c'est un avion de chasse ce gars (3éme à la côte d'Orienne la semaine dernière) et tout doucement je retrouve mes sensations en sa compagnie. Il me propose de prendre sa roue ce que je fais volontiers et on va faire un bout ensembles pendant une vingtaine de km; je fais ma part de travail mais je sais qu'il s'adapte à mon niveau sinon je n'aurai pas pu le suivre.
Peut avant la magnifique côte de Chateauneuf au km 81 (jetez-y un coup d'oeil lorsque vous passez sur l'A6, c'est magnifique), on se fait reprendre par un un petit groupe de 25 coureurs mené par les lièvres de la première féminine (Bérangère Staelens, un phénomène cette fille); ça fait du bien, on va pouvoir souffler avant la bosse; je retrouve aussi dans ce groupe 2 copains du forum Vélo 101, Gilles Mahé et Laurent Lespagnol.
Chateauneuf se monte plutôt bien pour moi, je retrouve mes sensations et mon moral. Je passe en 5-6éme position du groupe au sommet.
Arrive ensuite Antheuil que je passe vraiment bien; j'ai trouvé cette bosse bien plus courte que les autres années puisqu'à chaque fois j'y trainais ma misère; là Karl décide de partir seul, il a l'air de s'ennuyer un peu avec nous;  il est vraiment costaud le bougre.
Au sommet, on bascule dans une longue descente d'une douzaine de km avant d'attaquer un long faux plat de 10 km nous emmenant au pied de la dernière difficulté, la côte de Bouilland et ses 4 kms à 8%. Là, c'est chacun pour soi et encore une fois, je me sens trés  bien ce qui me permet de passer en tête de ce qui reste du groupe au sommet.


Passage dans la côte de Bouilland

Là, le plus dur est fait, reste une trentaine de km sans grosse difficultés qui sont avalés rapidement.
A quelques km de l'arrivée, des gars que l'on a pas vu de la journée remontent le groupe pour gratter des places, ça devient nerveux et au final 3 gars se retrouvent à terre la ligne d'arrivée franchie ! C'est dingue mais pas de bobo heureusement car ça aurait pu faire du dégât. Tout ça pour une 63éme place à 25 minutes du premier, Eric Leblacher, l'ancien pro.
Voilà, trés content de ma journée,je retrouve le moral et j'ai beaucoup moins souffert que lors des précédentes cyclos.
Quelques chiffres : 79éme/306, 4H47 (16 minutes de moins que l'année dernière), 2050 m de d+

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La Look (18 mai 2008)  posté le lundi 02 juin 2008 22:16

Ben oui, ben oui, pas en avance pour ce petit résumé mais en fait je garde un souvenir mitigé de cette Look si bien que je n'avais pas vraiment envie de faire de petit CR. Bref de mauvais moments qui font suite à d'autre meilleurs mais une impression générale qui fait ressortir la souffrance au détriment du plaisir; pas sur qu'il y ait eu beaucoup de moments de plaisir au cours de cette journée donc voilà...

Bref, je reprends un petit billet que j'avais laissé à l'époque sur vélo 101, ce sera plus simple.

"Je rajoute mes petits malheurs !!!
Ma tige de selle qui se fait la malle sur les routes gravilloneuses du Nivernais (pas assez serrée) ; ma roue libre qui se prend pour un orchestre en claironnant à tout va ''je suis mal serrée, je suis mal serrée''. Et moi qui peste contre ceux qui ont des vélos bruyants et mal réglés pendant les cyclos, cette fois-ci c'était mon tour ! Merci les gars de m'avoir supporté pendant cette belle journée de vélo.
Merci Karl de m'avoir encouragé, t'as vu j'étais plutôt bien plaçé au départ   mais aprés pas facile de remonter dans le groupe tellement ça roulait fort (pour ma poire).
Bref 2H06 dans le sillage de Jaja et consort et la bosse des étangs qui me fait dire au-revoir à mes compagnons ! Parrait t-il qu'on était proche des 41 de moyenne à cet instant (j'en sais trop rien, mon polar n'a pas voulu me suivre dans mes délires, il n'est pas habitué lui non plus). Je me retrouve bien seul en haut de la bosse mais c'est pas grave, les sourires de Marie et d'Elisa me donnent du baume au coeur. J'en chie comme je dis mais ça m'a aidé à continuer; ben oui, je continue et dans 30 km, j'aurai encore le grand plaisir de les revoir ! Bon, on se retrouve à 2 et mon compagnon d'infortune m'encourage à lui emboiter le pas pour revenir sur un groupe de 15 un peu devant mais je suis plus omnibulé par ma roue libre qui hurle ! 4 hommes reviennent et on va faire un bout ensemble face au vent mais je nous vois mal embarqués, les relais reviennent trop souvent et je suis à la peine sur ces grands bouts droits qui ne rendent pas. Aprés 3/4 d'heure de galère ou je me suis encore demandé ce que je fouttais là (c'est fini, on ne m'y reprendra plus), un gros peloton de 50 gars revient de l'arrière ! Dur dur de reprendre un rythme soutenu mais il n'y a pas le choix, il faut se refaire mal pour que tout ça ne soit plus une galère. Mais ça le fait finalement et je vais être bien au chaud jusqu'au bout; les bosses passent bien, on en profite pour enfin discuter à droite et à gauche; p'tain, c'est facile le vélo finalement. Oubliés mes états d'ames d'il y a 2 heures, je me projette dans l'avenir en pensant aux magnifiques épreuves qui arrivent dans les prochaines semaines. 4H32 pour boucler le parcours, c'est 2 minutes de plus que ce que j'avais prévu ! La prochaine fois, je tiendrai 3H avec les cadors !!!!
Merci à tous pour cette belle journée "
Quand je relis, je me rends compte que j'ai finalement passé une belle journée !
C'était pas si terrible en fait, on reviendra l'année prochaine !
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