Accueil Date de création : 21/03/07 Dernière mise à jour : 08/07/08 14:57 / 55 articles publiés
 

Photos, photos...  posté le samedi 10 novembre 2007 21:38

L'étape du tour 2001 : Tarbes - Luz Ardiden 

 

L'étape du tour 2002 : Aime - Cluses

 

 

L'étape du Tour 2003 : Pau - Bayonne

 

 L'étape du Tour 2005 : Mourenx-Pau

 

L'étape du Tour 2006 : Gap - L'Alpe d'Huez

La Robert Alban 2005

La Vosgienne 2006

 

lien permanent

La Bourguignonne (Tournus, le 16 Septembre 2007)  posté le samedi 22 septembre 2007 19:34

 

 Km 151 de la Bourguignonne, nous sommes 4 coureurs à composer un petit groupe à distance respective des meilleurs qui sont passés là il y a déjà une bonne vingtaine de minutes. Je ne suis pas super frais et j’ai plutôt mal digéré la longue portion de faux plat avec vent défavorable que nous venons de passer. Au détour d’un virage à gauche se présente devant nous le col des chèvres et ses gros pourcentages ; la très longue ligne droite que l’on distingue alors me mets un coup au moral, cela en est trop pour moi, marre de souffrir ainsi, je ne ferai pas un effort de plus pour essayer de m’accrocher dans les roues et je décide de monter à mon train ; je n’ai plus grand chose à gagner, ils sont trop loin devant, ni grand chose à perdre, ça ne reviendra plus de derrière. Tout doucement, je suis décramponné par mes 3 coéquipiers d’un jour avec qui j’ai fait un bon bout de chemin et c’est bien dommage car l’entente était très bonne. Les 3 petits km qui suivent vont me paraître interminables mais je m’accroche, je monte au courage cette petite cote qui me semble excessivement dure ; et pourtant, à l’analyse des relevés de mon cardio, les pourcentages ne sont pas si élevés que ça avec quelques passages certes au-delà des 10% mais rien de réellement insurmontable. Je fixe mon regard sur la ligne centrale discontinue ; j’ai pour objectif immédiat d’atteindre le pointillé suivant ! La vitesse affichée par mon cardio reste bloquée entre 10 et 12 à l’heure dans les forts pourcentages et je me sers pour la première fois de la journée du 39/25 ; qu’est ce que c’est dur le vélo…

Avant cela, il y avait eu le départ sous un franc soleil malgré une relative fraîcheur. Le peloton du grand parcours est bien maigre et nous ne sommes qu’environ 80 « courageux » à vouloir en découdre sur les belles routes des environs de Tournus. Les costauds ont décidé de ne pas faire la course dès le départ afin d’éviter de faire exploser ce petit peloton trop tôt ; ça m’arrange plutôt, je pourrai ainsi profiter des premiers km pour parfaire mon échauffement. Dés le départ, après une rapide traversée de Tournus, nous attaquons l’Ascension du col de Beaufer (303 m, 3,5 km de montée) qui s’effectue malgré tout à une allure raisonnable à 25 km/h environ. Je me place aux alentours de la 10ème place, place que je vais maintenir sans gros soucis jusqu’en haut. C’est bien un départ comme ça, ça nous change des départs à fond de certaines cyclos…

Après cette première petite difficulté, nous enchaînons tout de suite derrière avec une descente puis l’Ascension du col de Brançion (354 m, km 15) qui se monte déjà beaucoup plus rapidement que le premier, aux alentours des 28 km/h. Ca devient déjà plus difficile pour moi mais j’arrive malgré tout à me maintenir dans la première partie du peloton ; je sens une fois de plus que ça ne va pas être simple pour moi si le rythme augmente.

Arrive ensuite le Col de la Pistole (464m, km 28) qui se monte lui à un tout autre rythme ; la trève est finie et c’est sauve qui peut. Dés le bas, c’est l’écrémage et il est clair que l’on sera moins nombreux en haut… L’Ascension dure 6 km et beaucoup de gars sont décramponnés. Je vais tenir jusqu’à un km du sommet mais à mon tour, je suis obligé de laisser filer le groupe devant ; je suis resté trop longtemps dans le rouge et ça n’a pas tenu. 9 minutes au-delà des 190 pulsations/min (dont 5 min 30 au-delà de 195 avec un passage à 199) ont eu raison de ma volonté et c’est une fois de plus la mort dans l’âme que je vois partir les copains.

Nous nous retrouvons ainsi à 6 et organisons la chasse. Les relais passent bien pour 5 d’entre nous mais le 6ème ne peut (veut) pas rouler. Je suis plutôt bien entouré puisqu’il y a là le podium complet des 40-49 ans au trophée de bourgogne et deux gars (dont moi) classés dans les 6 dans ma catégorie. Nous enchaînons par le col de la croix (486 m au km 36).

La chasse s’organise plutôt bien malgré un gars qui ne roulera pas un mètre pendant 40 km. Le terrain devient ainsi plus favorable avec moins de bosse.

Nous allons ainsi chasser pendant 40 km avant de rentrer dans le groupe de tête, ce qui sera chose faite au km 67 peut avant la montée sur St Ythaire. Au passage, je tiens à signaler que le collègue ne roulant pas nous a gentiment déposé juste avant la jonction pour rentrer tout seul…sympa le gars mais on ne s’est pas gêné pour lui faire remarquer son comportement…

Ainsi fourni, le groupe de tête est composé de 35 coureurs environ. Je ne suis pas mécontent d’être rentré mais je sais que ces efforts vont se payer et je ne suis pas dupe, si nous sommes rentrés, c’est parce que ça a temporisé devant. Enfin, ce qui est pris est pris et c’est une nouvelle course qui commence maintenant.

St Ythaire au km 71 se monte plutôt bien et à ma grande surprise, j’arrive à me maintenir dans le groupe sans soucis.

Au km77, nous attaquons la grosse difficulté du jour avec le Mont St Vincent (550 m). Cette Ascension dure 9 km et nous permet de rejoindre le relais TV de la région. Vu l’allure à laquelle se monte le pied, je sais que mes jours sont comptés. Je ne résiste pas, je décide de monter à mon rythme sans tenir compte des autres. En essayant de prendre les roues des costauds qui ont décidé de faire la sélection, je sais très bien que je me mettrais dans le rouge et que je le payerai plus largement plus tard ; tandis que là, à distance respectable des meilleurs, je suis plutôt à l’aise en roulant entre 17 et 23 à l’heure selon le profil de la montée ; j’arrive à maintenir mon rythme cardiaque entre 185 et 190 ce qui me permet de ne pas me mettre complètement dans le rouge.

 

 Le groupe de tête aprés le Mont St Vincent (Le futur vainqueur en tête, karl est en troisième position; il fera 8)

 En haut, nous basculons à 2, nous nous relevons et voyons revenir 3 nouveaux collègues ; ça sera plus facile à 5 qu’à 2 pour la suite, nous ne sommes qu’à mi-parcours…

Qu'est ce que c'est dur !

La messe est dite pour nous, il ne nous reste plus qu’à rejoindre l’arrivée dans les plus brefs délais.

C’est ainsi que nous allons rouler de concert pendant 65 km. Au gré des difficultés, mon groupe va passer successivement à 6 coureurs, puis 4, puis 3 et enfin 4 (nous avons été repris par le formidable Yves Simon après qu’il fut victime d’une crevaison ; il était intouchable dans sa catégorie cette année, sur les 5 meilleurs résultats, il compte 4 victoires et une deuxième place !). Les relais pris en sa compagnie me sont de plus en plus difficile mais je continue à faire ma part de travail.

Yves Simon dans ses oeuvres (en tête de groupe evidemment)

Arrive ainsi le km 151 et le col des chèvres (419 m) ; vous connaissez la suite. Ces trois km ont été très durs pour moi. A l’arrivée, je n’hésiterai pas à dire que c’est ce que j’ai monté de plus dur en 2007 (ce sont les circonstances qui décident, pas les statistiques).

Au sommet, il reste 15 km et ce ne sont pas les plus faciles ; je suis seul pour la première fois de la course. Après la descente des chèvres, re grimpette sur 1.5 km et ça va être ainsi jusqu’à l’arrivée. Sans compter que les 3 derniers km s’effectuent avec le vent de face. J’ai bien baissé de rythme au cours de ces derniers km, n’aillant plus rien à espérer ni à perdre…

Bien mal m’en a pris puisque je suis repris par un gars sorti de nulle part (le premier qui a lâché du groupe qu’on avait formé en haut du mont St Vincent) à 2000m de la ligne d’arrivée. Ca tombe bien, j’avais besoin de quelqu’un pour me protéger du vent. Je ne lui fais pas l’affront de lui faire le sprint et je suis bien content de prendre une 23ème place à ½ heure du premier (un 1ère catégorie).

 

 Mon copain Raphaël en plein effort (en jaune); il terminera 10 éme

Voilà, j’ai passé une belle journée sur les routes de Saône et Loire, le temps était magnifique, tout autant que le parcours; dommâge que nous n'aillons pas été plus nombreux, les organisateurs méritaient mieux car l'organisation était trés bonne).

Pour les amateurs de chiffre : 170 km, 5h23, 2300 m de dénivelé, 31,5 km/h de moyenne, 4809 Kcal, FC moy = 171 pulsations/min, FC Max = 199

La Bourguignonne était l’épreuve de clôture du trophée de bourgogne des cyclosportives et à la finale, je suis classé 5ème dans ma catégorie (celle des presque jeunes). Le podium n’était pas envisageable pour moi et je suis à ma place. Dans ma catégorie, le trophée est remporté par Lionel Lemour qui a tout gagné cette année (Trophée de Bourgogne, trophée Label d’or et trophée Passion)

Ma saison est presque finie désormais, peut être que je participerai à la Stephen Roche le 30 septembre. Je vais me reposer pour bien aborder l’entraînement hivernal qui sera très important pour moi cette année ; je suis conscient d’avoir franchi un palier en 2007 et il me faut changer mon mode d’entraînement si je veux encore progresser pour faire de meilleurs résultats Je suis déjà bien motivé pour 2008.

 

   
lien permanent

La Jean-François Bernard (Corbigny, le 02 Septembre 2007)  posté le dimanche 09 septembre 2007 23:28

Bonjour à tous ,

Voilà quelques jours que je dois me mettre à la rédaction de ce compte-rendu mais force est de constater que je ne suis guère inspiré. Je vais m’y coller cependant car les souvenirs sont encore frais dans ma tête et il faut en profiter avant que j’oublie les détails qui ont fait que je n’ai pas vraiment été à la hauteur et que j’ai plutôt raté ma course.

En fait, je me rends compte que j’ai gâché ma course dés la veille. Je n’ai pas pu beaucoup rouler les jours précédent et dans un réel soucis de me rassurer, j’ai fait une trop grosse sortie le Samedi précédent l’épreuve…95 km, ça fait beaucoup trop avant une épreuve de 167 km avec plus de 2000 m de dénivelé. C’est pas trop malin de ma part et c’est seulement aujourd’hui, soit une semaine après que je me rends compte de cette bévue. C’est vrai quoi, même si ces 95 km ont été courus à allure modéré, ils m’ont été préjudiciables aux moments clés. Je tiens là une des raisons de mon échec et ça me servira de leçon…A quoi bon vouloir aligner les km lorsque l’on sait pertinemment que l’on a la distance dans les jambes ? Bref, j’ai hypothéqué bêtement mes chances et je ne peux m’en vouloir qu’à moi même. Grosse erreur de débutant qui me servira à l’avenir.

L’épreuve se déroule une nouvelle fois dans le Morvan, dans la région de Corbigny, et on va pouvoir profiter des magnifiques paysages de cette belle région, entre lacs, forêts et petites montagnes. Le climat est au beau fixe malgré la fraîcheur du petit matin.Cependant, j’ai vite fait de me réchauffer. Dés le départ, je me place aux avant-postes du peloton étant bien décidé à faire la course en tête au milieu des costauds ; le but pour moi et d’aller le plus loin possible en compagnie du groupe de tête. Le peloton est fort de 350 coureurs ; malheureusement, il est à déplorer que les grands parcours ne font plus vraiment recette dans ces épreuves puisque nous ne devons pas être plus de 120 à vouloir affronter les 167 km ce qui est bien dommage ; le départ se fait en commun pour les deux circuits.

Mise en place avant le départ (maillot blanc, cuissard blanc)

Sur la ligne de départ avec Raphaël (maillot jaune, cuissard noir) et Karl (maillot jaune, cuissard bleu)

 

 Dans les rues de Corbigny (6ème place derrière Karl)

L’allure est soutenue dès le départ et les premières petites bosses se montent rapidement. Je me maintiens dans les premières positions aux alentours de la 20ème place, à l’affût de toutes tentatives d’échappée ; ces tentatives sont nombreuses mais plutôt timides ; le peloton reste ainsi groupé pendant les 60 premiers km. Au détour d’une petite bosse, je me retrouve même en tête à mener le peloton ; les jambes vont plutôt bien mais l’allure toujours aussi soutenue.

Au bout de 60 km, la moyenne est proche des 36 km /h malgré quelques bonnes petites bosses déjà. Arrive à cet instant de la course la première très grosse difficulté du parcours, la côte de Chaumard qui va déjà faire beaucoup de dégâts…je sens que je ne suis pas dans un bon jour ; tout doucement, au fur et à mesure de la montée, je perds des places et c’est la mort dans l’âme que je vois partir un groupe d’une quarantaine de coureurs ; c’est clair que je n’ai pas les jambes pour suivre les meilleurs…On forme ainsi un groupe d’une dizaine de coureurs et entamons une course poursuite pour rejoindre le peloton de tête ; je ne me fais guère d’illusions mais je participe malgré tout à cette chasse…Cette chasse va durer moins d’une dizaine de km et à ma grande surprise, nous arrivons à rentrer dans le groupe principal au pied de la côte de Planchez.

Ma joie sera de courte durée. Je me replace dans la première partie du peloton au pied de la bosse mais là encore, le pied se monte rapidement si bien que je suis lâché très rapidement. Les jambes sont bien lourdes, je maintiens un 22 à l’heure alors que devant, ils doivent être aux alentours de 28-30.Cette fois-ci, c’est bel et bien fini et vu la longueur de cette côte (environ 8 km) il est clair que l’on ne reviendra plus.

Au sommet, on forme un groupe de 5, on distingue pas très loin devant nous un groupe de 10 avec lequel on ne fera jamais la jonction (ils termineront 4 minutes devant nous à l’arrivée). Nous sommes au km 80 et je suis bien déçu. Nous allons rouler de concert à un bon rythme jusqu’au 108ème km ou la côte de St Brisson nous fera perdre un gars ; en haut de cette bosse de 3 km, je propose à mes compagnons de galère d’attendre le malheureux mais ils ne sont pas tellement d’accord ; nous réduisons quelque peu la cadence pour l’attendre mais il ne reviendra jamais.

Nous resterons ainsi à 4 jusqu’à l’arrivée malgré les côtes de Dun Les Places (ou je passe légèrement devant mes compagnons) et la terrible côte de Plainefas (138ème km avec un passage à 14%) que nous gravissons groupés à un bon rythme (16-17 à l’heure).

A l’arrivée, petit sprint pour la forme et je prends une décevante 38ème place en 4h59, à 25 minutes des premiers. La moyenne est certes honnête pour ce genre de parcours (33,5 km/h) mais je suis déçu d’avoir si vite lâché. Sans la sortie de la veille, j’aurai sans doutes gagné quelques places… à moi de me servir de cette erreur pour rectifier le tir la prochaine fois.

Juste aprés l'arrivée (ouf !!!)

Sinon, le parcours était de toute beauté avec des passages aux alentours du lac de Pannesière, du lac des Settons, du saut du Gouloux et du barrage de Chaumeçon. Rien à redire niveau sécurité et niveau organisation ou l’équipe de bénévoles est parfaitement au point. Bref, une très belle journée de vélo malgré tout et un résultat plutôt frustrant mais ce n’est pas le plus important.

A bientôt 

Karl à l'arrivée (il termine 7éme)

lien permanent

Un nouveau casque  posté le dimanche 12 août 2007 17:55

Bonjour à tous  ,

 

Ca y est, je me suis décidé à changer de casque. Ca faisait quelques temps que j'en avais envie et l'ancien commencait à dater bien qu'il soit encore en trés bon état.

Mon choix s'est porté sur le légendaire GIRO ATMOS. Ce casque a été utilisé par de nombreux professionnels (Discovery, Rabobank, Caisse d'épargne...) pendant pas mal de temps et vu que le nouveau modèle a fait son apparition lors du dernier Tour de France, le prix de l'ATMOS est devenu beaucoup plus abordable donc je me suis laissé tenter. Je trouve qu'il a vraiment un trés beau look et il est trés confortable; bref, tout pour plaire.

 

A bientôt

 

 

lien permanent

Courir pour la paix (le 4 aout 2007)  posté le jeudi 09 août 2007 19:54

 


Bonjour à tous,

J’ai participé ce Samedi 04 août à la cyclosportive « Courir pour la paix » dont le départ était donné à Chailly/Armançon dans le département de la Côte d’Or.

Cette cyclosportive qui emprunte successivement les routes de la Côte d’Or, de l’Yonne et de la Nièvre est une sorte de commémoration à la mémoire des victimes des bombes de Hiroshima et de Nagasaki en août 1945. Les organisateurs annoncent 180 km pour 2450 m de dénivelé. Le parrain de l’épreuve n’est autre que Bernard Hinault, ce dernier s’alignant sur le petit parcours de 115 km.

Après une petite cérémonie de bienvenue au sein du château de Chailly ou chaque personnalité y va de son petit discours d’encouragement, le départ est donné avec une petite demi-heure de retard à un peloton fort de 453 coureurs dont 140 environ pour le grand parcours. Le départ se fait en commun pour les deux circuits alors qu’il était prévu un départ séparé. Il fait un soleil radieux et la journée s’annonce chaude.

M’étant trop rapproché du podium protocolaire pour écouter les discours et pour voir à quoi ressemblait réellement le blaireau, je me retrouve rejeté dès le départ au fond du paquet. Heureusement, la première bosse intervenant dès le départ est montée à allure réduite car les premiers km sont neutralisés. J’en profite pour me frayer un chemin au milieu de tous les concurrents et ainsi remonter aux avant-postes du peloton. Au bout de ces 4 km neutralisés, je réussi à bien me replacer aux alentours de la trentième place, la course peut ainsi commencer.

Dés le départ, le peloton se jette à tombeau ouvert dans la première descente et ça ne rigole pas, mon compteur affichant 84,5 km/h sur une route bien large, donc sans soucis.

Le début du parcours est avalé sur un rythme soutenu et les km défilent rapidement malgré les premières petites difficultés qui se montent sur la plaque ; ces premières difficultés permettent de réduire rapidement le nombre de concurrents de ce gros peloton et j’arrive à me maintenir facilement dans sa première partie ; je suis surpris, les jambes vont plutôt bien…

Au km 30, aux environs de Saulieu, nous attaquons la première grosse bosse qui va faire la première vraie sélection. Cette bosse de 3 km se monte rapidement, les costauds imposent un rythme élevé et en haut, nous ne sommes plus qu’une quarantaine de gars à former le premier groupe (les 2 circuits confondus) ; malheureusement, une dizaine de coureurs a réussi à sortir dans cette bosse, il s’agit des plus costauds, bien emmenés par 4 coureurs du SCO DIJON.

Derrière, la chasse s’organise comme elle peut. Le groupe devant n’est pas bien loin et ils vont être très longtemps en point de mire mais impossible pour nous de revenir d’autant que nous ne sommes pas super bien organisés pour chasser, il y a pas mal de suiveurs et puis on a besoin de souffler quelque peu. J’essaie de participer un peu à la chasse mais je ne suis pas super efficace, il y a des gars beaucoup plus costaud que moi pour ce travail et je ne vais pas me griller alors que certains restent tranquillement dans les roues…

Le rythme reste cependant toujours aussi soutenu et nous continuons à perdre des éléments ; le but pour moi est de rester le plus longtemps possible dans ce groupe, on verra bien ou ça m’emmène…

Arrive le 45éme km et la bifurcation entre les 2 circuits ; la mauvaise signalisation de cette bifurcation entraîne une certaine pagaille ; c’est ainsi que l’on croise quelques coureurs à contresens aillant raté la “sortie” vers le petit parcours; toujours à cette bifurcation, une chute se passé juste derrière moi…

Notre groupe s’organise ainsi jusqu’au km 75, les difficultés s’enchaînent régulièrement à un rythme soutenu et nous arrivons au pied de la côte de Vézelay avec presque 41 km/h de moyenne au compteur. Cette côte se monte à bon rythme et quelques gars se font lâcher du groupe. Je reste gentiment en son sein jusqu’en haut mais je commence malheureusement à ressentir un début de crampes au niveau des cuisses ; bon ce n’est pas réellement gênant à cet instant mais plutôt inquiétant, la mi-course n’étant pas encore passée. S’en suit une courte descente bien, pentue puis une bonne bosse pas très longue suivie d’un long faux plat montant bien usant…je commence à souffrir quelque peu mais ça tient toujours malgré tout.

L’alerte aux crampes est passée mais je sais bien que ça va revenir ; vu  le rythme élevé sur lequel nous avons évolué depuis le début, je n’ai pas pris réellement le temps de boire correctement ; de plus, j’ai employé de gros braquets (je me suis souvent surpris en haut des bosses avec la plaque), ceci expliquant sans doute le début des crampes. Je décide à cet instant de boire davantage (il faut cependant économiser l’eau car je n’ai pas envie de m’arrêter aux ravitaillements) et de privilégier des braquets plus souples pour retarder au maximum l’arrivée des crampes…

Le parcours est ainsi plus difficile sur sa partie retour qu’à l’aller et il n’y a  plus beaucoup de répit ; c’est une succession de bosses plus ou moins dures et plus ou moins longues entrecoupées de trop courtes descentes…

Km 105, second ravitaillement à Bazoches, les informations dont nous disposons nous indique que les premiers ne sont qu’à 1 minute 30 devant… Je décide de me rapprocher des étales du ravitaillement pour attraper une bouteille d’eau au vol (je ne pense pas que mes deux bidons me suffiront pour aller au bout, j’en suis certain même) mais malheureusement, je suis obligé de m’arrêter. 5 ou 6 autres concurrents s’arrêtent également et je me retrouve malheureusement bloqué entre les étales et ces concurrents ; impossible de repartir de suite et c’est avec rage que je vois s’éloigner le groupe. On repart 15-20 secondes après, pas plus ; nous sommes aux pieds d’une longue montée pas trop pentue et il faut rentrer. Nous allons chasser ainsi pendant une dizaine de km pour pouvoir revenir mais que ce fut dur et que d’énergie gâchée bêtement ! J’ai bien cru que l’on ne rentrerait jamais; j’ai pris quelques relais mais j’ai vraiment passé un sale quart d’heure, les crampes se faisant de plus en plus ressentir. Je n’ai pu boire ma bouteille qu’après ce périple et je l’ai appréciée à sa juste valeur…

Retour dans le groupe donc où nous ne sommes plus qu’une vingtaine de coureurs et rebelote, montées et descentes se succèdent sur un rythme désormais moins élevé, les gars ont besoin de souffler. Je résiste plutôt bien malgré tout et suis de plus en plus confiant…

Km 142, une énième bosse bien plus pentue que les autres et en plein milieu de celle-ci, je suis tétanisé par les crampes !!! Impossible d’appuyer sur les pédales, je suis scotché à la route et je suis décramponné du groupe en compagnie de 3 autres coureurs. J’achève l’ascension de cette côte comme je peux et je bascule en haut 50m derrière le groupe. Le plat qui suit va me permettre de me refaire quelque peu mais il est trop tard, je ne reverrai plus mes compagnons.

Km 145, on s’arrête 30 secondes au dernier ravitaillement pour faire le plein des bidons et manger un bout ; deux d’entre nous se couchent sur le bas-côté et l’on repart à deux.

Nous allons ainsi faire à deux les 44 derniers km à un bon rythme en nous relayant régulièrement, le but étant de ne pas nous faire reprendre par un groupe revenu de l’arrière. Maintenant que nous roulons à notre main, je ne ressens plus aucune douleur et je me rends compte qu’il ne m’a pas manqué grand-chose pour continuer mon chemin avec le groupe devant. Enfin, j’aurai sauté dans l’une des deux dernières bosses à quelques km de l’arrivée. En effet, les deux dernières bosses empruntées dans les 15 derniers km sont de loin les plus éprouvantes de l’épreuve ; pas excessivement longues, leurs pourcentages sont importants et c’est à un petit rythme 12-13 à l’heure et sur le 25 dents que je me défaits de mon compagnon d’infortune dans la dernière bosse à 8 km de l’arrivée.

Suit un long passage de quelques km presque plat avec vent défavorable avant de rejoindre la descente de 3 km  précédent l’arrivée

Je prends finalement la 31éme place (8éme dans ma catégorie d’âge) à 25 minutes des premiers. Je suis assez satisfait de ma prestation, je sens que je progresse à chaque sortie mais il y a encore pas mal de travail.

Pour les amateurs de statistiques : 189,1 km (dont 4,2 neutralisés) – 5 H45 – 33,1 km/h – 81 tr/min – 169 pulsations/min – 198 en maxi - 2340 m de D+ - 5850 Kcal/h

Prochain objectif, la Jean-François Bernard le 02 septembre.

A bientôt

 

 

 

lien permanent



 

fermer la barre

Vous devez être connecté pour écrire un message à laulau5489

Vous devez être connecté pour ajouter laulau5489 à vos amis

 
Créer un blog