Accueil Date de création : 21/03/07 Dernière mise à jour : 08/07/08 14:57 / 55 articles publiés
 

La Robert Alban (21 juin 2008)  posté le dimanche 29 juin 2008 23:37

Pour la 4ème année consécutive, j’ai participé à la Robert Alban le week-end dernier ; j’ai eu beaucoup de mal à me décider à me rendre dans le Morvan puisque je me suis seulement décidé le Vendredi soir, veille de l’épreuve…Bien m’en a pris puisqu’il a fait un temps magnifique ce samedi.

Pour la première fois de ma « carrière », je vais donc m’inscrire sur place, ce qui ne va pas être sans mal compte tenu de l’incident de mon chéquier perdu retrouvé ; en effet, en descendant de la voiture en arrivant sur place, pas moyen de mettre la main sur mon carnet de chèques (j’étais pourtant certain de l’avoir emmené). J’ai ainsi retourné la boite à gants ainsi que les différents vide-poche à plusieurs reprises avant de faire appel à Raphaël, qui s’est empressé de me dépanner en m’avançant l’argent pour l’engagement. Bien, sur j’ai retrouvé le dit chéquier dés mon retour à la voiture après avoir récupérer mon dossard (il s’était glissé le long du vide poche, c’est pourquoi je ne l’avais pas vu).

Petit échauffement en compagnie de Raphaël et Jérôme, on emprunte ainsi le faux-plat montant de l’arrivée qui me parait bien anodin à cet instant de mon périple. Retour sur la ligne ou on papote à droite et à gauche avec des visages qui, au fil des épreuves, me deviennent de plus en plus familiers. Je fais ainsi la connaissance de Ludo, un gars d’Arcachon que j’avais dépanné l’année dernière pour l’EDT en lui cédant ma place de navette ainsi que ma réservation au camping (puisque je n’y étais pas allé).

Et hop, c’est parti pour une jolie ballade de 125 km. J’appréhende les 15 premiers qui se passent en descente mais le peloton est moins nerveux qu’en 2007 ou il m’avait semblé que ça frottait dur. J’essaie de ma placer aux avant-postes mais ce n’est pas simple, tout le monde aillant la même idée que moi ; cependant, je reste bien placé dans les 25-30 premiers ce qui me permet de ne pas faire trop d’effort.

En bas de la descente, la rigolade est terminée… Bien emmené par les gars du Creusot et du SCO Dijon, nous abordons une route beaucoup moins large à la qualité douteuse. Suit une série de relances avant d’attaquer la première bosse, celle là même qui m’avait fait dire au revoir au groupe de tête l’année précédente. C’est clair, on ne rigole plus dans le groupe et on a décidé de faire le ménage semble t-il ; le rythme est soutenu tout au long de la montée et une belle sélection se fait dès cette première difficulté. Je m’accroche tant bien que mal, le cardio affichant 203 pulsations/minute mais je tiens le coup. Au sommet, km 31, le groupe n’est plus composé que d’une quarantaine de gars.

S’en suit une descente de 5 km avant d’attaquer la deuxième bosse, une bosse de 7 km qui se monte par pallier ; elle est certes moins pentue que la précédente mais son excellent revêtement permet aux coureurs du SCOD d’emmener à allure soutenue durant toute la montée. Nouvel écrémage, je me retrouve dans la ficelle à subir les accélérations mais je m’accroche ; je me concentre en essayant d’oublier la souffrance, chaque virage qui suit est un objectif à atteindre mais que c’est dur. La ficelle casse et sur le haut, on est légèrement décroché avec d’autres gars notamment Raphaël et Arnaud mais la chasse est très courte pour revenir devant.

La descente de 3 km qui suit est vite avalée et on est reparti pour presque 4 km de faux plat qui seront fatals a Raphaël, victime d’une crevaison. Pas de bol !

Ouf, ce n’est pas passé loin cette fois-ci mais que c’est dur le vélo lorsqu’on subit. La descente de 10 km qui suit va me permettre de me refaire une santé …C’est du moins ce que je crois mais grave erreur ! Je suis plutôt bien dans les roues, les virages succèdent aux virages à allure soutenue jusqu’au moment ou un gars de Versailles, visiblement peu à l’aise dans les descentes laisse un trou. On se retrouve ainsi à 5 ou 6 à chasser pour revenir sur le groupe qui file grand train. Là, mon 50 dents montre vite ses limites et je dois avouer que je suis impuissant ; j’essaie de participer à la chasse pour revenir mais rien à faire, je ne suis d’aucune utilité. Là Arnaud se met devant et tout doucement on commence à se rapprocher du groupe ; on va finir par revenir sur le bas mais on y a laissé pas mal de forces. Franchement, se faire sortir dans une descente, c’est un peu limite et je serai plus vigilant à l’avenir  car pour le coup, on a vraiment gâché de l’énergie pour rien.

Du coup, on se retrouve dans une portion un peu moins bucolique, nous sommes au km 60 et nous quittons momentanément les monts boisés du Morvan. Le groupe compte 25 unités environ et je suis plutôt content d’avoir tenu ainsi dans l’adversité.

Cependant, le parcours est toujours autant usant avec pas mal de relances mais ça tient.  Je me dis que c’est un petit moment de répit avant d’atteindre la principale difficulté au km 99 mais je ne tiendrai pas jusque là.

Km 75, on attaque une côte de 2 km peu pentue et toujours à la manœuvre les gars du SCOD qui mènent grand train. Bref, ça devient trop compliqué pour s’accrocher et nous sommes une dizaine (dont l’ami Arnaud)  à nous faire sortir ainsi. Je pense que même en étant un peu mieux placé, ça n’aurait pas suffit à m’aider à basculer en haut avec les meilleurs.

Du coup, le rythme chute, on retrouve tous peu à peu nos esprits et c’est une nouvelle course qui commence. On s’organise plutôt bien, ce qui va nous mener vers le pied du Mont Boeuvray (que l’on ne montera pas complètement puisque l’on bifurquera à mi-pente  vers une autre destination. Là, chacun monte à son rythme. Le groupe est éparpillé sur une centaine de métres, je ne suis ni devant, ni derrière. Au ravito, à mi pente, tout le monde s’arrête ; j’en fais autant alors que ce n’était pas prévu et  zou, ça repart en ordre dispersé sans attendre les copains ! On se retrouve avec Arnaud à 30m derrière, puis 50, puis 100… Grrrrrrrr !!!!

Une voiture accompagnatrice nous indique un groupe derrière à 200m ; nous accélérons, histoire de passer le sommet avant la jonction ce qui est chose faite avec  grand soulagement. Dans la descente, nous nous faisons reprendre par un groupe de 10 avec Yves Simon et 2-3 gars du Creusot. Voyant que ça roule plutôt bon train, je passe un relais tout en signalant à mes nouveaux compagnons que 7 gars sont 30 secondes devant et que si on revient, on jouera la place 15. Bref, les 7 ne vont pas faire long feu et on les reprend assez rapidement au bas de la descente.

Là, il ne reste que 6 km mais ce ne sont pas les plus faciles. Série de coups de cul qui vont nous faire grimper de 160 m jusqu’à l’arrivée. Là, je suis plutôt bien et au détour d’un coup de cul, je prends même une quinzaine de mètres à mes compagnons sans réellement attaquer, juste au train. Ca reviendra malgré tout, je n’ai pas insisté.

Bref, le sprint pour la 15éme place est inévitable. Connaissant mes piètres qualités de sprinter, je décide de faire le boulot pour Arnaud pour qui c’est la spécialité. Je n’ai cependant pas été assez attentif le matin lorsque l’on a emprunté cette portion à l’échauffement ! Donc, je décide d’emmener le sprint mais c’est bien trop tôt et je n’ai pas le braquet adéquat. Au détour d’un virage à droite, le dernier faux plat nous fait face et là je me dis que j’ai fait une boulette ! Je n’ai plus rien dans le sac et je ne peux plus accélérer. Je me fais passer de tous les côtés et fini lamentablement à la dernière place du groupe, réglé malgré tout par Arnaud (l’honneur est sauf). Bon, un peu déçu de cette 31éme place (8éme dans ma catégorie) mais ma foi, nous ne sommes qu’à 12 minutes des premiers. 3h28 au chrono, 20 minutes de moins qu’en 2007, je suis tout de même satisfait de mon séjour Morvandais.

Prochaine sortie, la Marmotte.

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Tous les commentaires de l'article:
La Robert Alban (21 juin 2008)

  • Sandy

    lun 30 jun 2008 21:54

    Félicitation Laurent!Encore une bonne perf. Bon courage pour la suite ( Marmotte )

  • Bertrand

    lun 30 jun 2008 17:18

    Il manque quasi rien pour rester devant, un peu plus dans les roues en évitant les cassures et c'est dans la poche. Enfin après s'ils sont que 14 devant, il n'y à pas d'autre choix que de rouler et là c'est moins la joie lol.
    Je ne suis pas sprinteur non plus, mais j'ai remarqué que quand je faisais en sorte de bien me placé et surtout mettre le bon braquet (je met souvent trop gros est arrive pas à démarrer ^^), j'arrive être devant. En peloton c'est plus facile aussi.

    Une petite question, dans les cyclos, les mecs des gros club comme vélo 101 ou lew racing, ils sont sponsorisé ? parce que je les voies tous rouler avec le même vélo, donc je me dis qu'ils payes rien. Ils ne vivent pas du vélo quand même ?

    a+


 

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